— Retourne-toi.
Elle obéit sans hésiter.
Le frottement de la corde qu'il dépliait derrière elle...
Elle le reconnut sans jamais l'avoir appris.
Et la corde, elle ne la voyait pas comme un objet.
Mais comme ce qui allait prendre le relais.
Elle la sentait déjà.
Avant même le contact.
— Reste.
Elle s’immobilisa.
Complètement.
Le premier contact se fit à la base de sa nuque.
Léger.
Presque une caresse.
La corde glissa ensuite sur son épaule.
Puis passa devant elle.
Au-dessus de sa poitrine.
Effleurant sa peau nue.
Un premier passage.
Sans serrer.
Mais suffisamment précis pour qu’elle le sente.
La corde redescendit.
Derrière.
Le long de sa colonne.
Puis revint.
Plus bas.
Sous sa poitrine.
Cette fois, elle la sentit autrement.
Plus présente.
Plus enveloppante.
— Respire.
Sa poitrine se souleva.
La corde accompagna le mouvement.
Frôlant ses seins.
Puis s'y posa.
Sans les contraindre.
Mais sans les ignorer.
Un nouveau passage.
Plus lent.
Plus proche.
La corde remonta.
Croisant la première.
Et cette fois,
elle effleura ses tétons.
À peine.
Mais suffisamment pour provoquer une réaction.
Un souffle.
Une tension brève.
Puis autre chose.
— Ne retiens pas.
Sa voix était basse.
Elle laissa passer.
Sans corriger.
Sans fuir.
La corde continua.
Autour d’elle.
Guidée avec précision.
Chaque passage trouvait sa place.
Sur sa poitrine.
Sous ses seins.
Le long de son ventre.
Puis autour de sa taille.
Elle se posa à nouveau.
Plus ferme.
Plus stable.
Elle la sentait clairement maintenant.
Présente autour d'elle.
Mais pas brutale.
Un nouvel aller.
La corde glissa dans le creux de ses reins.
Puis descendit.
Effleurant sa croupe.
Avant de revenir vers l’avant.
Et de s'insinuer entre ses cuisses.
Elle écarta imperceptiblement ses jambes.
Et sentit la corde se poser en un léger frottement,
sur son sexe,
avant de remonter entre ses fesses.
Chaque contact éveillait quelque chose.
Pas une perte.
Une intensité.
Plus fine.
Plus précise.
Elle ne cherchait plus à comprendre.
Elle ressentait.
Simplement.
Son corps répondait.
À chaque passage.
À chaque tension.
Sans retenue.
Sans mise en scène.
Puis le geste ralentit.
La corde se fixa.
En place.
Stable.
Elle sentit le moment.
Celui où tout tenait.
Sans elle.
— Voilà.
Sa voix était très proche.
— Reste dedans.
Elle respira.
Différemment.
Sa poitrine se souleva contre la corde.
Ses sensations étaient plus nettes.
Plus présentes.
Parce que cette fois,
elle ne se retenait plus.
Et dans cet équilibre nouveau,
elle ne se sentait pas contrainte.
Elle se sentait tenue.
À suivre…
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