Autour de moi, la pièce semblait disparaître dans l’ombre. La lumière des bougies rendait tout plus doux. Les gestes, les regards, même le silence. La flamme tremblait entre ses doigts, fragile et souveraine à la fois, dessinant sur ma peau des éclats ambrés. Le léger crépitement de la mèche accompagnait ses gestes, tandis que mon corps frissonnait, déjà trop conscient de ce qui allait suivre.
Je n’attendais pas seulement la chaleur, mais l’instant où la première goutte de cire viendrait rompre le silence de mes lèvres entrouvertes.
J’ai senti la bougie s’approcher avant même de sentir la chaleur de la flamme. Mon souffle s’est suspendu un instant, puis la cire a touché ma peau. Une brûlure brève. Rien de violent. Juste assez pour embraser mon corps tout entier. Puis une deuxième goutte… plus lente encore, plus troublante.
Je pouvais sentir son regard posé sur moi. Cette attention portée à chacun de mes frissons, à chaque souffle retenu, rendait mon corps terriblement vivant. Il m’écoutait comme on écoute une musique basse dans une pièce sombre.
Chaque seconde semblait étirer le désir un peu plus loin. L’attente devenait plus intense que le contact lui-même. Il savait comment faire naître cette chaleur dans mon ventre, comment ralentir le temps entre deux gestes, comment me faire patienter juste assez longtemps pour que le désir devienne presque douloureux.
Entre ses mains, mon corps ne m’appartenait plus. Je le sentais dans cette manière qu’il avait de me guider sans force, simplement avec ses gestes, son regard, son souffle contre ma peau. Plus il me touchait avec lenteur, plus je cessais de penser. Il ne restait plus que les sensations. Brutes. Profondes. Impossible à fuir.
Je m’abandonnais à lui sans même chercher à résister, dans cette douceur vertigineuse de ne plus avoir à contrôler quoi que ce soit. Et lui restait là, terriblement calme. Je crois que c’était ça, le plus troublant. Pas ce que je ressentais, mais le plaisir silencieux qu’il éprouvait à le voir naître sous ses yeux. Et plus je percevais son propre désir derrière son calme apparent, plus le mien devenait impossible à contenir.
Des lignes de cire parcouraient désormais mon corps. Elles coulaient sur ma peau avec une lenteur hypnotique, glissant le long de mes courbes, écrivant quelque chose que seuls les corps savent lire, dans une langue silencieuse faite de confiance et d’abandon. Je devenais une œuvre éphémère entre ses mains
Il n’y avait plus que le parfum chaud de la cire fondue et cette attente qui rendait chaque seconde entre deux gouttes plus intense que la précédente. Je ne savais plus très bien où commençait la douleur et où finissait le plaisir.
Je savais seulement que la lumière des bougies rendait tout plus beau. 🖤
Il fallait pas attendre aussi longtemps ! c'est top ! merci !!
👤●●●●●17/05/2026 19:50
Merci, c’est remarquablement bien décrit : on a vraiment l’impression d’y être.
👤●●●●●17/05/2026 20:55
Merci ☺️
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Il fallait pas attendre aussi longtemps ! c'est top ! merci !!
Merci, c’est remarquablement bien décrit : on a vraiment l’impression d’y être.
Merci ☺️